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2026-08-29 · Fidele Maniraruta

Combien coûte vraiment un logement vacant (et pourquoi ça prend plus de temps à relouer en 2026)

Réponse courte: un 4½ à 1 200 $ par mois vous coûte environ 40 $ par jour de vacance. Trois semaines vides, c'est 830 $ que vous ne reverrez jamais. Sur un portefeuille de 40 portes avec 15 % de roulement, ça fait à peu près 5 000 $ par année de loyer perdu, et c'est le poste le moins visible de votre état des résultats parce qu'il n'apparaît nulle part. Il n'y a pas de facture pour un logement vide. Il y a juste un dépôt qui ne rentre pas.

Le calcul est simple: loyer mensuel multiplié par 12, divisé par 365. À 1 000 $, c'est 33 $ par jour. À 1 200 $, 39 $. À 1 800 $, 59 $. Gardez ce chiffre en tête pour la suite, parce que c'est lui qui décide si ça vaut la peine de changer quelque chose dans votre façon de relouer.

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Ce qui a changé au Québec, et ce n'est pas dans votre tête

Si vous avez l'impression que vos logements prennent plus de temps à partir qu'il y a deux ans, vous avez raison, et les chiffres le disent.

La SCHL, dans sa mise à jour de mi-année 2026 sur le marché locatif, note que les exploitants d'immeubles rapportent qu'il faut plus de temps qu'avant pour louer, et que dans certains cas trouver un locataire pour un logement vacant peut prendre des mois. Les taux d'inoccupation les plus élevés se trouvent dans les immeubles construits après 2020. La concurrence des condos loués par leurs propriétaires est plus forte que d'habitude, ce qui élargit le choix des locataires et leur donne une marge de négociation qu'ils n'avaient pas.

Pour le Québec précisément, les perspectives de la SCHL pour 2026 prévoient des taux d'inoccupation entre 2,5 % et 4,5 % dans les principaux marchés de la province, et des taux qui restent élevés jusqu'en 2028. La Ville de Québec, de son côté, publie le passage de 0,8 % en 2024 à 2,2 % en 2025. On parle d'un marché qui a presque triplé son inoccupation en un an.

Et voici la donnée qui devrait vous intéresser le plus, parce qu'elle vise directement le type de logement que vous gérez. Dans la RMR de Québec en 2025, le taux d'inoccupation approchait 6 % pour les logements dont le loyer se situe au-dessus de la médiane, contre environ 1 % pour ceux sous la médiane. Autrement dit, ce sont vos logements les mieux entretenus et les plus chers qui dorment le plus longtemps. Les logements bon marché partent encore tout seuls. Les autres, non.

Le résumé pratique: pendant cinq ans, le locataire vous suppliait. Là, c'est lui qui magasine, souvent quatre ou cinq logements en même temps, le même soir.

Le vrai coût se divise en trois, pas en un

Le loyer perdu, tout le monde le voit. Les deux autres coûtent souvent plus cher.

Vos heures. Une annonce Marketplace qui marche génère facilement 20 à 30 messages dans les 48 premières heures, dont la moitié sont des curieux, des gens qui n'ont pas lu le prix, et deux ou trois qui vous demandent si vous acceptez les chiens alors que c'est écrit dans l'annonce. À cinq minutes par échange, vous venez de perdre une soirée et un dimanche complet par logement. Si votre heure vaut 60 $, une relocation vous coûte 150 $ à 200 $ juste en messages, avant même la première visite.

Le mauvais locataire pris par impatience. C'est le plus cher des trois et personne ne le comptabilise. Après trois semaines de vide, la tentation de sauter l'enquête de crédit pour arrêter le saignement est réelle. Un dossier de non-paiement se règle en mois devant le Tribunal administratif du logement, pas en jours, et pendant ce temps le logement ne rapporte rien non plus. Un mois de vacance de plus coûte moins cher qu'un locataire mal choisi. Ce calcul-là ne change jamais, peu importe le marché.

Les jours ne se perdent pas où vous pensez

La plupart des gestionnaires optimisent l'annonce: meilleures photos, meilleur texte, meilleur prix. C'est utile, mais ce n'est pas là que le temps part.

Le temps part dans le délai de réponse. Un prospect sérieux qui cherche un logement pour le 1er juillet écrit à quatre ou six annonces le même soir, souvent après 20 h ou la fin de semaine, parce qu'il travaille le jour comme tout le monde. Le premier qui répond obtient la visite. Le deuxième obtient une visite s'il reste des créneaux. Le quatrième reçoit un message poli deux jours plus tard qui dit qu'il a trouvé.

Un samedi typique ressemble à ça. Votre annonce sort le vendredi soir, 22 messages arrivent d'un coup. Vous commencez à répondre le samedi vers 10 h. Deux prospects ont déjà visité ailleurs. Vous bookez cinq visites pour le samedi suivant, deux personnes se présentent. Le dimanche, le logement est encore vacant, et vous venez de brûler une fin de semaine complète. Ce n'est pas un problème d'annonce. C'est un problème de délai.

Ce qui raccourcit réellement le délai

Rien de ça n'exige d'acheter quoi que ce soit.

Répondez dans l'heure, et surtout le soir et la fin de semaine, parce que c'est là que le trafic arrive. Une réponse à 9 h le lundi sur un message envoyé le vendredi soir est une réponse morte.

Mettez tout dans la première réponse: le prix, la date de disponibilité, ce qui est inclus, et vos deux ou trois critères non négociables. Ça filtre la moitié des curieux avant qu'ils vous coûtent une deuxième minute, et les sérieux apprécient de ne pas avoir à quêter l'information.

Proposez deux créneaux précis au lieu de demander « quand êtes-vous disponible ». La question ouverte relance un échange de trois messages. Deux créneaux se répondent en un mot.

Confirmez la visite, puis rappelez la veille et deux heures avant. Les absences non avisées tombent beaucoup quand quelqu'un doit confirmer une deuxième fois. Ceux qui ne sont plus intéressés se désistent d'avance, ce qui est exactement ce que vous voulez.

Regroupez les visites. Quatre personnes le même mardi entre 17 h et 18 h, c'est une heure de votre temps au lieu de quatre déplacements, et la présence des autres candidats accélère les décisions.

Prenez votre décision de prix au jour 14, pas au jour 45. Baisser de 25 $ à la deuxième semaine coûte 300 $ sur l'année. Un mois de vide sur un logement à 1 200 $ en coûte 1 200 $ tout de suite. Les gens attendent trop longtemps avant d'ajuster parce qu'ils comparent la baisse au loyer affiché plutôt qu'au coût du vide.

Et ne sautez jamais l'enquête de crédit pour aller plus vite. Voir le point plus haut.

Le calcul à faire avant d'acheter un outil

Il existe maintenant des assistants qui répondent aux prospects à votre place, 24 heures sur 24. La question n'est pas de savoir si ça marche, c'est de savoir si votre volume le justifie. Faites le calcul avant, pas après.

Prenons 40 portes, un roulement de 15 %, donc environ six relocations par année. À 21 jours de vacance moyenne, ça fait 126 jours vides. À 1 200 $ de loyer, ce sont à peu près 4 970 $ par année qui partent. Si un système fait passer votre délai moyen de 21 à 14 jours, vous récupérez environ 1 650 $ par année. Un outil facturé à la porte autour de 2 $ par unité par mois vous coûte 960 $ pour ces 40 portes. Ça passe, mais pas de façon spectaculaire, et seulement si le délai baisse vraiment.

Maintenant six portes, une relocation par année. Vous avez 830 $ en jeu au total. N'achetez rien. Écrivez-vous un gabarit de réponse avec le prix, la date et vos critères, gardez-le dans vos notes, et collez-le en trois secondes. Vous venez de capturer 80 % du bénéfice pour zéro dollar.

La bascule se situe quelque part autour de 40 à 60 portes, ou plus bas si vos loyers sont élevés, parce que le coût du vide monte avec le loyer alors que le coût de l'outil, lui, ne bouge pas.

Les outils qui existent au Québec

Si vous gérez un gros parc, regardez Kalio, une entreprise québécoise dont l'assistante Maude répond aux prospects par téléphone et sur Messenger, qualifie selon vos critères, réserve les visites, mène l'enquête de crédit et prépare le bail. Leur site annonce des intégrations avec BuildingStack et Hopem, une conformité à la Loi 25, et un déploiement de quatre à six semaines. Le prix n'est pas publié, ça passe par un appel découverte, et leurs références citées vont de 85 à 540 portes. Si vous êtes dans cette catégorie et que vous roulez déjà sur un système de gestion, c'est le genre de solution faite pour vous.

Nous, on est ailleurs. QuoteChaser répond à vos demandes entrantes en 60 secondes par texto et par courriel, dans votre ton, et relance jusqu'à ce que la personne prenne rendez-vous. C'est installé pour vous, il n'y a rien à configurer, et ça part de votre adresse courriel existante. Pour un contracteur, c'est 497 $ d'installation avec le premier mois inclus, puis 249 $ par mois. Pour de la gestion immobilière ou de la copropriété, la tarification se fait à la porte, entre 1,50 $ et 3 $ par unité par mois selon le volume. Il y a un remboursement de l'installation sur 60 jours si ça ne donne rien.

La différence honnête entre les deux: eux couvrent la chaîne complète jusqu'à la signature du bail et prennent un mois ou deux à déployer, nous on couvre la première étape, celle où les jours se perdent, et c'est vivant cette semaine. Si votre problème est le bail et la conformité, ce n'est pas nous. Si votre problème est les 22 messages du samedi matin, c'est exactement nous.

Et si vous répondez déjà à tout le monde en moins d'une heure, sept jours sur sept, ne changez rien. Le trou n'est pas là.

Ce qu'il faut retenir

Sortez votre loyer moyen, divisez par 30, et affichez le chiffre sur votre mur. C'est ce que chaque journée de retard vous coûte. Ensuite, chronométrez honnêtement votre délai de réponse moyen sur vos cinq dernières relocations. Dans la plupart des portefeuilles que je vois, le délai est de plusieurs heures en semaine et de plus d'une journée la fin de semaine, et c'est là que se cache la moitié des jours de vacance.

Le marché s'est retourné. Les données de la SCHL sont claires là-dessus et la tendance tient jusqu'en 2028. Dans un marché où le locataire a le choix, celui qui répond en premier loue en premier.

Si vous voulez qu'on regarde vos chiffres ensemble, c'est ici.

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